Pensions, CSG, services en ligne... Ce qui change pour la retraite en 2022

Revalorisation des pensions de base et complémentaire, salaire brut requis pour valider un trimestre, nouveaux services en ligne… Tour d’horizon des principales évolutions concernant les retraites attendues en 2022.

Revalorisation de 1.1 % des pensions de base


Après avoir été revalorisées de 0,4 % en janvier 2021, les pensions de base ont augmenté de 1,1 % le 1er janvier 2022. Cette revalorisation s’applique à toutes les retraites de base, à l’exception de celle des avocats qui grimpent, elles, de 1 %. Attention, les pensions de retraite de base étant versées dans la plupart des cas à terme échu – c’est-à-dire à la fin de la période pour laquelle elles sont dues – la revalorisation sera effective sur la pension versée au mois de février.

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), l’ex-minimum vieillesse, est également revalorisée de 1,1 % et passe à 916,78 euros maximum par mois pour une personne seule (+ 9,97 euros) et à 1 423,31 euros maximum par mois pour un couple (+ 15,49 euros).


Revalorisation des pensions des conjoints collaborateurs d’agriculteurs


Le Parlement a définitivement adopté en décembre dernier la revalorisation des petites pensions de retraite des conjoints collaborateurs d’exploitants agricoles et des aides familiaux le 1er janvier 2022. La mesure se concrétisera sur les pensions versées début février et devrait concerner 214 000 pensionnés, à 70 % des femmes. Le montant de la hausse s’élèvera à 100 euros par mois en moyenne dans le cas d’une carrière pleine. Actuellement, les conjoints collaborateurs d’exploitants agricoles perçoivent en moyenne une retraite de 604 euros par mois lorsqu’ils ont validé 150 trimestres, et 307 euros par mois dans les autres cas.


Revalorisation des retraites complémentaires


En ce qui concerne les retraites complémentaires, de nombreux régimes les revalorisent au mois de janvier mais tous les taux ne sont pas encore connus. La revalorisation s’élève par exemple à 1,1 % pour les artisans et commerçants ainsi que pour les agents non titulaires de la fonction publique (Ircantec), à 1% pour les avocats, à 1,9 % pour les fonctionnaires avec leur retraite additionnelle de la fonction publique et à 0,5 % pour les médecins affiliés à la Caisse autonome de retraite des médecins de France.

En revanche, les libéraux affiliés à la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance-vieillesse n’auront pas droit à une revalorisation cette année. Quant aux 13 millions d’anciens salariés du privé, ils doivent attendre le 1er novembre prochain pour espérer une hausse de leur retraite complémentaire versée par l’Agirc-Arrco.


Taux de prélèvement de la CSG, la CRDS, la CASA


Une circulaire du 21 décembre de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) précise les seuils d’assujettissement et d’exonération à la contribution sociale généralisée (CSG), à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et à la contribution de solidarité pour l’autonomie (CASA) applicables aux pensions de vieillesse à compter du 1er janvier 2022.

Les taux de cotisations et les conditions d’exonération sont déterminés par rapport au revenu fiscal de référence du foyer de l’avant-dernière année d’imposition et au quotient familial. Pour 2022, il faut donc se référer au RFR de 2020, figurant sur l’avis d’impôt 2021 (et si nécessaire 2020 pour les revenus de 2019).

Depuis le 1er janvier 2019, quatre situations peuvent se présenter en fonction des revenus fiscaux de référence :


  • Exonération de CSG, CRDS et Casa ;

  • Assujettissement à la CSG au taux de 3,8 % (taux réduit) et CRDS

  • Assujettissement à la CSG au taux de 6,6 % (taux médian) et CRDS et Casa ;

  • Assujettissement à la CSG aux taux de 8,3 % (taux normal) et CRDS et Casa.

Un salaire minimum de 1 585,50 € pour valider un trimestre


Pour enregistrer un trimestre d’assurance vieillesse, il faut percevoir un salaire soumis à cotisations représentant au moins 150 fois le montant du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) horaire brut.

Le Smic horaire brut étant fixé à 10,57 € depuis le 1er janvier 2022, un salarié valide désormais un trimestre de retraite dès lors qu’il touche 1 585,50 € de salaire brut (150 x 10,57 €). Pour obtenir quatre trimestres, il faut donc gagner dans l’année au moins 6 342 € brut.


De nouveaux services en ligne


Plusieurs nouveaux services en ligne vont être mis en place au cours de l’année 2022 pour simplifier les démarches des retraités et futurs retraités. A partir du premier trimestre, il sera possible de prendre rendez-vous en ligne avec un conseiller de sa caisse d’assurance retraite et de santé du travail (Carsat) pour s’informer sur sa future pension de retraite. Il deviendra également possible au cours du premier semestre de signaler directement sur son répertoire de carrière, accessible depuis son compte personnel sur le site lassuranceretraite.fr, une erreur ou d’ajouter des éléments de carrière manquants.

Enfin, à partir de juillet prochain, il sera possible de retrouver facilement un contrat d’assurance retraite supplémentaire à son nom en se connectant à son compte individuel sur le portail Info-retraite.fr.


Source : https://www.dossierfamilial.com/actualites/retraite/ce-qui-change-pour-la-retraite-en-2022-901535

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