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2026 : Nouveaux taux de la CSG

  • 27 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 mars

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, la Contribution Sociale Généralisée (CSG) applicable à une grande partie des revenus du capital augmente de 9,2 % à 10,6 %, soit une hausse de 1,4 point.


Une hausse modérée mais symbolique :

Cette augmentation paraît relativement modérée. En effet, en passant de 17,2 % à 18,6 % le taux global des prélèvements sociaux (CSG + CRDS + prélèvement de solidarité).

La flat tax – ou Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) – qui combine impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, passe de 30 % à 31,4 %.


Placements et revenus concernés :

La hausse de la CSG ne touche pas tous les produits financiers et tous les revenus du patrimoine de la même façon : certains sont directement impactés, d’autres restent exclus du relèvement du taux.


Produits Impactés par la hausse :

Les placements soumis à ce nouveau taux plus élevé sont ceux générant des revenus financiers classiques :

  • Dividendes d’actions et autres revenus de valeurs mobilières.

  • Plus-values mobilières réalisées sur actions, obligations ou cryptomonnaies.

  • Intérêts des DAT et coupons obligataires.

  • Comptes-titres ordinaires (CTO).

  • Plans d’Épargne en Actions (PEA) au moment des retraits.

  • Plan d’Épargne Retraite (PER), y compris les sorties en capital ou en rente.

  • Épargne salariale (PEE, PEI, PERCO, etc.).


Pour ces catégories, c’est tout ou partie des produits générés qui verront leurs prélèvements sociaux s’élever à 18,6 % au lieu de 17,2 %.


Exclusions significatives :

La loi a prévu des exceptions importantes, épargnant certains produits de placement :

  • Les contrats d’assurance-vie et les bons de capitalisation : leur fiscalité reste à l’ancien taux, même si des intérêts sont acquis.

  • Les PEA, PEP, PEL, CEL et livrets réglementés : ces produits continuent d’être soumis au taux de prélèvements sociaux antérieur.

  • Les plus-values immobilières et revenus fonciers n’entrent pas dans la hausse de la CSG.

Cette distinction montre que l’objectif est de préserver les supports d’épargne populaire, tout en durcissant la fiscalité sur les revenus financiers “purs”.


Ce que cela change pour les investisseurs :

 

-       Rendement net plus faible :

Même si l’augmentation de la CSG n’est que de 1,4 point, la majoration du taux global des prélèvements sociaux fait baisser le rendement net des placements concernés.

 

Une fiscalité plus complexe :

La réforme introduit une différenciation plus marquée entre types de revenus et d’enveloppes fiscales. Cela demande une attention accrue de la part des investisseurs pour :

  • Optimiser la structure de leur patrimoine,

  • Choisir les enveloppes fiscales les plus avantageuses,

  • Ou encore décider du bon moment pour réaliser des gains.

 

Conclusion : une mesure ciblée, mais lourde d’effets :


La hausse de la CSG en 2026 n’est pas une transformation radicale du système fiscal français, mais elle modifie la manière dont les revenus du capital sont taxés. L’État cherche à équilibrer le financement social et l'attractivité des instruments d’épargne populaires.

Pour les épargnants et investisseurs, comprendre ces évolutions est indispensable pour adapter sa stratégie patrimoniale, optimiser sa fiscalité et anticiper l’impact des prélèvements sociaux sur ses revenus du capital.



CSG Taux (maintenu)

CSG Taux (modifié)

Dividendes

-

18.6 %

Plus-value Mobilière

-

18.6 %

Plus-value Immobilière

17.2 %

-

Intérêts DAT, coupons Obligataires

-

18.6 %

Produits contenus dans le rachat d’assurance-vie, de capitalisation

17.2 %

-

Les cessions de Cryptos

-

18.6 %

Exit Tax

-

18.6 %

Revenus fonciers

17.2 %

-

LMNP

-

18.6 %

Les plus-values PEE PERCO

-

18.6 %

PEA

-

18.6 %

PER assurance

-

18.6 %


 
 
 

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